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Le coût de la vie en camion aménagé ? Retour chiffré de 4 années sur les routes

Avant de partir sur les routes, il est toujours intéressant de pouvoir se donner une idée de combien ça peut coûter de vivre en camion aménagé, quelles sont les réparations à envisager, etc. Comme nous faisons les comptes détaillés du projet pour plus de transparence, nous avons les chiffres sur …

Les réactions des forces de l’ordre face au camion bleu, sa cabane et son potager…

Depuis que nous sommes sur la route, le camion décoré se remarque. Si beaucoup de personnes sont indifférentes, il y a aussi de nombreuses réactions positives, amusées. Les conducteurs et passagers des autres voitures nous tendent des pouces enthousiastes. Les gendarmes et policiers ne sont pas en reste. A moins …

Londigny (Charente), un petit village qui sait accueillir les voyageurs !

Voici un lieu dans lequel nous nous sommes agréablement bien sentis. Tout d’abord, parce que c’est un très bel endroit à la campagne. Ensuite, parce que dans ce (très) petit village sans commerce, nous sentons que le voyageur est le bienvenu. L’endroit est soigné avec de nombreuses fleurs aux pieds …

Pour ceux qui veulent un jour vivre en camion aménagé…

…voici quelques détails pratiques tels que je les ai vécus lors du début de ma vie sur la route.

(cet article est en lien avec le précédant : 1 an et un peu plus dans un camion aménagé)

Notre camion avait été aménagé par un pro* et très bien pensé : au final, dans environ 7 m², il y a une cuisine, un lit qui se transforme en bureau, une douche, des toilettes, un chauffe-eau. Bref, tout le confort d’un appartement. Le plus impressionnant est qu’il est si bien pensé que, même à deux, on ne s’y sent pas à l’étroit.

Remplir “les missions” liées à la vie en camion a nécessité un petit temps d’adaptation : trouver de l’eau tous les 3 jours pour remplir le réservoir de 80 litres, aller chercher du gaz toutes les semaines dans les zones commerciales que j’ai toujours fuies et vider le bac à toilettes. J’avais l’impression de perdre une journée par semaine. Mais au final, comme dirait Elektra Wagenrad, “ce sont les contraintes de notre liberté”. Au fur et à mesure nous avons pris l’habitude, nous avons appris à connaître les “bons plans” et nous n’y pensons même plus.

Peu à peu, nous avons appris à connaître le camion, la manière dont il a été construit, ses points forts et ses points faibles, aussi bien au plan de la mécanique que de l’aménagement intérieur. L’Atelier Solidaire de Lille nous a donné les clés de son entretien spécifique. Nous n’avons jamais eu de réels soucis à ce niveau-là et nous travaillons à ce que cela n’arrive pas.

Côté intérieur, c’est un peu différent. Nous avons parfois cherché pendant des jours la réponse à de petits soucis techniques, car dans un aménagement unique, il n’y a pas grand-chose de standard, pas même la plomberie. Mais cela aurait au final pu être la même chose dans un appartement classique et, n’ayant pas la possibilité d’appeler un spécialiste pour réparer, nous avons dû trouver les solutions par nous-mêmes, ce qui nous est revenu moins cher, et surtout nous a permis d’en apprendre beaucoup plus sur le camion. Aujourd’hui, les petites réparations ne nous font plus peur : ce qui semblait complexe au départ devient un jeu !

Le point sensible dans un camion aménagé : c’est la place pour ranger les affaires. Nous n’étions déjà pas très matérialistes, ce qui nous a aidés. La décision de partir vivre en camion m’a permis de faire ce dont je parlais depuis bien longtemps : j’ai donné ou vendu quasiment tout ce que je possédais. Et au final, la place ne nous a jamais vraiment manqué. Petit à petit, notre matériel de projection / décoration a pris le pas sur nos affaires personnelles. Il ne reste plus que nos habits, quelques affaires de toilette et notre matériel de travail. Nous avons même trouvé la place pour un petit potager expérimental et itinérant, ça veut tout dire !

Ma vision des objets s’est transformée. Bien qu’ils fussent déjà peu présents dans mon esprit, je ne souhaite plus garder les livres que j’aimais ou les objets de collection : plutôt que de dormir dans un garage, autant que d’autres en profitent. Et si un jour je souhaite m’y replonger, je trouverai toujours un endroit où retrouver un exemplaire.

Si vous souhaitez franchir le pas, mais que vous avez des questions, n’hésitez pas à demander !

*Nous avons acheté notre camion d’occasion, déjà aménagé. Un “coup de pouce de la vie” nous a permis d’obtenir un camion aménagé en très bon état, avec 85 000 km au compteur pour 3700€.

 

Nous avons condamné la 3ème place avant pour y installer notre potager intérieur.

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Un an et un peu plus, dans un camion aménagé… par Hélène

Quand j’ai commencé à vivre dans un camion aménagé, je ne m’y étais jamais préparée… J’ai rencontré Benoit, le projet SideWays m’a plu, et j’y suis allée.

Cela fait maintenant un peu plus d’un an, et ça a changé ma vie. De nombreux obstacles de la vie quotidienne se sont envolés. Vivre en camion, cela signifie beaucoup pour moi.

Vivre en camion, cela signifie beaucoup plus de liberté d’esprit face à l’argent. Quand les trois postes de dépenses sont la nourriture, le matériel de travail et l’essence, le budget se réduit considérablement. Nous n’allons quasiment pas en ville, toutes les dépenses qui semblent y être indispensables sont supprimées (faire les magasins, aller boire un verre, les sorties en tout genres).

Vivre en camion, c’est avoir un autre rapport aux objets. Nous n’étions déjà pas très matérialistes mais cette sensation s’est amplifiée. Petit à petit, notre matériel de projection / décoration a pris le pas sur nos affaires personnelles. Il ne reste plus que nos habits, quelques affaires de toilette et notre matériel de travail. Je ne souhaite plus garder les livres et objets de collection : plutôt que de dormir sur une étagère, autant que d’autres en profitent. Et si un jour je souhaite m’y replonger, je trouverai toujours un endroit où retrouver un exemplaire.

Vivre en camion, c’est aussi la liberté d’aller à la rencontre des autres où qu’ils soient. Ne pas avoir de planning, arriver à l’improviste : c’est comme aller frapper à la porte de son voisin pour savoir s’il est là. Si ce n’est pas le cas ou que l’on dérange, on rentre chez soi et l’on revient plus tard. La notion du temps et de l’organisation est totalement différente. C’est parfois un peu perturbant pour une fille d’organisée comme je le suis (l’étais?), surtout au début. Mais c’est un autre élément de moins à gérer qui simplifie énormément la vie.

Petit à petit, au fur et à mesure des discussions et des lectures, nous nous sommes créé une “carte du monde des projets à découvrir”. Partout où nous allons, il y a des personnes à rencontrer. Le plus frustrant, c’est que les quelques impératifs que nous gardons nous empêchent de tout découvrir !

Vivre en camion, c’est prendre le temps de vivre. La route est notre maison, nous ne prenons que les plus belles, les plus petites, celles qui nous amènent dans les villages et leurs églises, celles qui nous font découvrir la variété des paysages de France et d’Europe. Nous roulons à la vitesse qui nous convient pour profiter de la route comme d’un voyage, nous émerveiller des animaux et des architectures, de la lumière et de la nature. Il n’y a plus d’horaires, il n’y a plus que nos envies et nos besoins qui nous aident à choisir la suite du programme : s’arrêter prendre un café, faire une sieste, manger, travailler.

Enfin et surtout, vivre en camion, c’est la liberté de dormir dans les plus beaux endroits imaginables : face à la mer, dans la campagne, dans la forêt, mais toujours face à de magnifiques paysages. Vivre en camion, c’est se lever le matin face aux merveilles de la nature, qui émerveillent, qui apaisent, qui recréent un lien avec l’essentiel : l’amour, la beauté et le bonheur.

Si je devais aujourd’hui ne plus vivre dans un camion, ma vie ne recommencerait plus comme avant. J’ai l’impression de m’être rapprochée des éléments essentiels de la vie et d’avoir retrouvé ce que l’on a perdu au cours des dernières années : le contact avec la réalité. Non pas “la dure réalité de la vie”, dont on m’a parlé souvent quand j’étais enfant, mais la réalité sensible de la vie, quand on vit à l’écart du système de consommation pendant un certain temps. Je pense être totalement insérée dans la société dans laquelle nous vivons. Mais ce mode de vie me permet de m’éloigner d’un système qui ne me correspond pas, tous les jours un peu plus.

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