Ça faisait tellement longtemps qu’on ne l’avait pas entendu qu’on le redécouvre.

La vie en camion aménagé nous a fait découvrir la vie au rythme des éléments. On ne peut ignorer le temps qu’il fait : le soleil, la chaleur, la lumière, l’humidité, le froid, la nuit. On a appris à les aimer. Même si l’on critique les moments compliqués, on aime ce lien avec les éléments. On apprend à faire attention au sens du vent, à se protéger des inondations possibles près des rivières, on choisit nos destinations en fonction de la météo.

Réveil au dessus des nuages dans les Cévennes, novembre 2016. Les inondations sont courantes dans les Cévennes à cette période, il est prudent de dormir sur les hauteurs…

On redécouvre les dictons anciens. Il parait que le passage des grues annonce une vague de froid. Les premières sont passées la semaine dernière. On en a entendu encore hier.

Nous commençons à connaître la chanson : début novembre, il est temps de partir. Comme d’habitude, on s’est laissé embarqués dans des impératifs qui courent jusqu’à la fin du mois. Le dernier d’entre eux, c’est de planter des fruitiers. Nous partons donc après la “Sainte Catherine”, le 25 novembre, ce jour où “tout arbre prend racine”.

En attendant, au cours de cette première longue soirée d’hiver, on se remémore les saisons précédentes : la nuit qui nous plonge dans le noir dès 17h, ces heures passées assis près du chauffage. Ces journées de travail dans un petit espace, ce camion-cocon qui nous protège du vent et de l’humidité. Cette joie quand un rayon de soleil apparaît, on en profite pour mettre le nez dehors, faire des balades, découvrir les environs. On change de lieux régulièrement, mais les rencontres se font rares, chacun reste bien au chaud chez soi.

Balade au Pays Basque, à proximité de Bayonne, décembre 2017

L’hiver est une période intense en travail sur un ordinateur, calme pour le reste. On en profite pour se reposer : mine de rien, les relations humaines sont riches, énergisantes et fatigantes à la fois. Un paradoxe que l’on apprend à gérer au fur et à mesure des années.

C’est une période idéale pour prendre du recul, se remettre en cause, fixer les priorités. C’est un espace-temps différent, que l’on aime pour ses avantages, malgré ses inconvénients. Nous sommes heureux de le voir arriver, de nous dire que nous allons retrouver les déserts arides d’Aragon en Espagne et ses moments de solitudes bienvenus.

Un hiver, un de plus, en camion aménagé…

Désert d’Aragon, près de Jaca, janvier 2018

Retrouvez aussi nos autres articles sur la vie en camion aménagé
– Le coût de la vie en fourgon aménagé : retour sur quatre années de route (lire l’article)
– 4ème hiver en van aménagé et on s’en sort plutôt bien (lire l’article)
– Les réactions des forces de l’ordre face au camion bleu, sa cabane et son potager (lire l’article)
– Pour ceux qui veulent, un jour, vivre en camion, van ou fourgon aménagé (lire l’article)
Et d’autres article encore dans la rubrique “la vie en camion” !


2 thoughts on “Clapotis, clapotas, c’est le bruit de la pluie sur mon toit…”

  1. Très beau texte qui décrit bien les éléments et la liberté que l on ressent en vivant en fourgon ou autre véhicule aménagé. Nous repartons fin de semaine vers le sud vu que les premiers frimas sont la .
    Merci pour cette lecture et au plaisir de se croiser un jour peut être.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *