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Une laverie conviviale pour rencontrer, créer, travailler et aussi… laver son linge

Clermont-Ferrand, le 27 novembre 2013, 17h00. Totalement par hasard, nous passons devant un lieu qui nous interpelle. En levant les yeux vers la pancarte, il s’agit d’une laverie. En revanche, en regardant à travers la vitrine, on aperçoit aucune machine mais des personnes qui tricotent, d’autres qui font de la …

Une manifestation pleine de gaïté contre la censure d’un festival solidaire avec les migrants

Une manifestation pleine de gaïté contre la censure d’un festival solidaire avec les migrants

Le festival “à l’uni son, United People festival” était prévu du 14 au 20 octobre. L’idée était de faire le lien entre les populations de cultures différentes présentes à Calais, rassembler, soutenir et sensibiliser par le biais d’un événement festif autour de la musique.

Trois jours avant l’ouverture du festival, la mairie de Calais a envoyé une lettre à la Maison pour Tous, co-organisatrice, dans laquelle elle exprime son “refus absolu” que le festival ait lieu. Par le jeu de pressions financières sur cet établissement culturel, la mairie a obtenu satisfaction.

Pour dénoncer cette censure, et plus largement les pressions de la ville de Calais sur toutes les associations calaisiennes d’aide au migrants, une manifestation a été organisée samedi dernier.

Nous étions ente 100 et 150 à 14h au pied de la tour du Guet à Calais. Un groupe  de percussions déchaîné à réussit à mettre de la joie dans le cortège jusqu’à notre arrivée à la Mairie.

Face au bâtiment de briques rouges, silence total. Les bouches des participants sont bâillonnées par des foulards et morceaux de tissu blanc. La censure nous empêche de parler, d’exprimer notre solidarité aux migrants, de toutes nationalités, présents à Calais. Moment fort et symbolique.

La manifestation n’est pas terminée. Le festival ne pourra pas avoir lieu, la Mairie ne nous empêchera pas pour autant de créer un moment festif avec les migrants. Le cortège reprend en direction de la Maison Pour Tous. Et sans entrer dans les locaux, le cortège s’arrête pour danser au son des percussions. Pendant un bon moment, musique, danses et courts petits discours animent la rue avant de partager tous ensemble un couscous chaud.

Cette manifestation fut un bon moment de fête et de convivialité tout en protestant contre la censure de la Mairie de Calais envers la solidarité.

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Lien vers la collecte Ulule : http://fr.ulule.com/unison-unitedpeoplefestival/

Karlshof : une ferme non-commerciale au nord de Berlin

Karlshof : une ferme non-commerciale au nord de Berlin

Ce projet nous a passionné. Des personnes venues de tous horizons se regroupent tout au long de l’année pour produire des pommes de terres qui sont ensuite distribuées à ceux qui en ont besoin (migrants sans ressource par exemple).

Actuellement, le projet se base sur le volontariat. Tout le monde peut venir participer à la récolte, mais aussi et surtout, participer au projet de vie collective.

Karlshof, en effet, n’est pas seulement une ferme. C’est avant tout une expérimentation du bien-vivre ensemble, celle-ci prenant pour excuse la production de pommes de terre.

Comment réussir à vivre ensemble, quelles que soient nos origines, nos expériences passées, nos âges, de manière autogérée et en toute horizontalité ? Comment gérer les habitudes de chacun, les conflits, et participer ensemble à un projet commun ? Les habitants de Karlshof tentent de prouver chaque jour que c’est possible.

Pour ce faire, l’organisation est d’ores et déjà bien rodée. Le matin, le planning de la journée est décidé en commun, les responsabilités et les tâches sont distribuée en fonction des envies de chacun. Les postes tournent de manière à éviter tout leadership. Deux sessions de travail de 3h30 sont programmées tous les jours (auxquelles on est libre de participer ou non) et le soir, on se regroupe pour un retour sur la journée. Si un problème se pose avec une ou plusieurs personnes, on en discute avec le “modérateur” qui s’est désigné pour la journée et tente de résoudre les problème par la discussion.

Pourquoi Karlshof ne sera pas un épisode SideWays.

Intéressés par le concept, nous sommes donc partis découvrir ce projet de nos propres yeux. Une cinquantaines de personnes étaient présentes pour participer à la récolte et au tri des pommes de terre, ultime étape avant l’envoi dans les différents lieux où elles seront conservées et consommées.

Malheureusement, nous n’avons pas eu l’autorisation de filmer. Plusieurs raisons à cela : un fonctionnement horizontal signifie qu’il faut réunir tout le monde pour prendre la décision, ce qui prend du temps. Mais surtout, il nous a semblé que les habitants les plus engagés dans le lieu sont peu enclins à ce que d’autres qu’eux-même parlent de leur projet. D’autres réalisateurs et universitaires ont souhaité produire du contenu sur le projet mais cela leur a été refusé.

Un livret de qualité a été réalisé sur les résultats de la saison  2012, avec des retours des participants, des textes exprimant les problèmes et les réussites. Christine nous en avait donné un exemplaire à Wukania. Ce livret n’a pas été mis sur internet afin de limiter la communication sur le projet aux membres des réseaux auxquels ils appartiennent.

Nous avons projeté les deux premiers épisodes de SideWays lors d’une soirée à Karlshof. Les retours sur notre travail ont été très positifs. Peut-être aurons-nous l’opportunité de produire un épisode sur le projet la saison prochaine, nous leur (re-)proposerons !

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Wukania, une communauté en marche…

Wukania, une communauté en marche…

Un local à vélo, des chevaux, une grande maison partagée par 12 adultes et 6 enfants, de la nature, des toilettes sèche, une douche solaire, une école maternelle, et je n’ai pas encore tout cité… Nous sommes à Wukania, une communauté créée il y a 5 ans à une quarantaine de kilomètres au nord de Berlin. Elle héberge ce week-end une rencontre entre réalisateurs engagés pour échanger sur le métier et créer de nouvelles opportunités et à laquelle nous participons.

Christine habite ici depuis 2010. Elle nous fait visiter les lieux.

De l’entrée, toute décorée, on remarque des tables, des chaises, un hamac et des jeux pour enfants qui traînent un peu partout. Leurs couleurs contrastent avec les bâtiments gris de cet ancien complexe sportif construit par la Stasie. Les terrains ont été repris en 2008 pour lancer ce projet communautaire.

En entrant dans l’unique bâtiment totalement restauré, nous comprenons rapidement l’atmosphère. Des chaussures de toutes tailles sont rangées les unes à côté des autres sur tout un pan de mur du hall. Un peu plus loin, certains discutent sur des canapés, d’autres préparent à manger dans la grande pièce communautaire qui est également la cuisine de tout ce petit monde.

On y trouve des familles, des étudiants, et Christine, jeune retraitée qui nourrit le projet d’accueillir ici des personnes âgées légèrement dépendantes afin de développer le côté intergénérationnel au sein de la communauté.

Ici, personne de paye de loyer mais tout le monde participe selon ses possibilités afin de contribuer aux charges, de rembourser l’emprunt et d’investir dans les projets auxquels tout le monde prend part. Le dernier en date est la création d’une “Kita”, une école maternelle. Une maison tout en bois a été construite pour accueillir une vingtaine d’enfants. Cette année, pour la première rentrée, 16 enfants sont arrivés dans les locaux dont une dizaine proviennent du village voisin et 6 directement de la communauté. Les méthodes éducatives, alternatives, sont centrées sur l’environnement et la nature.

Christine réfléchit actuellement à un autre projet, qui a été évoqué au terme de la rencontre entre réalisateurs : créer un espace dédié à la vidéo. Viwuk (Vidéo Wukania) accueillerait le matériel nécessaire à tout vidéaste, et serait un endroit propice au développement de projets cinématographiques collaboratifs. Il prendrait place dans l’autre bâtiment, gigantesque, qui doit être entièrement rénové. Il comprend de nombreuses salles et un hall qui pourrait accueillir une salle de spectacles. Il complèterait les différents ateliers qui sont déjà présent à Wukania : construction de roulottes, réparation de vélo, de voiture ou travail du métal.

Wukania est un projet qui a déjà bien grandit depuis ses débuts. Il reste encore beaucoup à faire pour réaliser ce qu’il y a dans la tête des membres de cette communauté. Mais Wukania est d’ores et déjà devenu un espace très intéressant. Un projet à suivre…

Site Webhttp://www.wukania.net/http://www.gegenseitig.de/ 

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AujourD’hui restaurons DemAin

« AujourD’hui restaurons DemAin » plus communément appelé ADDA est une petite caverne remplie de bienveillance, de bonnes idées et de bons produits –  située à Nantes.

Nous l’avons découvert par hasard lors de notre tournage de l’épisode 2 justement à Nantes. Le “hasard” a fait que nous avons alors couchsurfé chez Claire, l’initiatrice de ce projet lancé en 2008. Cette “épicerie” regorge de bonnes idées !

Elle propose tout d’abord des produits locaux. Elle propose aussi des paniers de légumes (AMAP) dont quelques paniers solidaires, moins chers pour que tout le monde y est accès.

Elle prête également du matériel (acheté d’une certaine manière collectivement) à ses membres (Scie, perceuse, table, etc.). Mais l’ADDA c’est surtout un lieu… un lieu chaleureux extrêmement propice aux rencontres, aux échanges où tous les membres mettent volontairement la main à la pâte pour aider à rendre cet endroit toujours plus agréable ! Un vrai laboratoire de quartier et un possible prochain épisode de SideWays…

Site web : http://www.adda.asso.fr/