Aurélie, c’est une amie. Elle nous avait contacté pour la première fois via SideWays. On s’était retrouvés sur la route pour l’accompagner dans les premiers pas de sa vie en camion aménagé. On s’est recroisés, souvent. On se soutient dans nos projets respectifs. Elle anime des projections des épisodes, vend des DVD, nous conseille sur nos actions. Dans l’ombre, elle fait partie intégrante de l’histoire de la série.

Ramdam, le camion d’Aurélie, et le camion bleu de SideWays au bord du Tarn, avril 2016

 

Aurélie, c’est l’initiative “Ordinary Happy People”, un projet pour rendre les gens heureux. Elle publiait textes et photos de personnes heureuses qu’elle croisait dans les rues. Elle faisait sourire à l’endroit ceux qui sourient à l’envers à la sortie des métros. Avant de partir en camion, elle se baladait dans les capitales européennes.

Mais Ordinary Happy People, tout comme son départ en camion, ont été des étapes dans son cheminement personnel. Aurélie était en quête de sens dans sa vie quotidienne de parisienne au beau parcours professionnel. Aujourd’hui, si le chemin n’est pas terminé, de nombreux obstacles ont été franchis. Elle se sent libre. Elle se sent heureuse.

Son histoire, on s’en moque. Mais ce qui est intéressant, ce sont tous les petits détails qui lui ont permis d’arriver jusque là, les expériences qui l’ont aidé, peu à peu, de se décharger des chaînes qui l’empêchaient de vivre comme elle le rêvait.

Et justement, l’un de ses rêves depuis qu’elle était enfant, c’était d’écrire. Elle aime les mots, et la façon dont ils jouent les uns avec les autres. Elle a commencé un livre. Une fois, deux fois, cent fois. Et puis un jour, elle a trouvé des outils pour écrire. Une amie écrivaine l’a accompagné dans son parcours, jour après jour. Elle se levait tôt, elle consacrait ses matinées à avancer sur son projet. Elle voulait y arriver…
Cela fait plus d’un an qu’elle a commencé. Aujourd’hui, son livre est prêt. Il a été lu et relu, corrigé. Il n’attend plus que d’être imprimé.

La diffusion est une histoire compliquée. Après avoir retourné les possibles dans tous les sens, elle a fini par choisir l’autoédition. De nombreuses personnes suivent déjà son parcours et pourront la soutenir. Surtout, elle veut que le prix soit le plus bas possible, que le livre soit accessible à ceux qui, comme elle, n’achètent des livres à plus de 15€ que pour les offrir à d’autres. Son livre est donc à 11€, frais de port compris.

La couverture est belle, le contenu plus encore. Le livre se lit facilement.
Aurélie a réussi le difficile pari d’en raconter suffisamment sans trop en dire. Elle aurait pu tomber dans le piège de l’ennuyeuse biographie inutile, de raconter des détails qui n’apportent rien au contenu, mais non. Chaque phrase a son importance et on se laisse emporter par la lecture, on veut connaitre la suite.

Pour un petit avant goût, voici les premières lignes :

Nous aurions pu nous résigner, nous dire qu’il fallait apprendre à vivre raisonnablement, suivre la cadence. Mais nous ne l’avons pas fait.

“Nous”, c’est toutes celles qui vivent à l’intérieur de moi : la rêveuse, la douce, la sensible, la petite fille, la cartésienne, l’aventurière, la rebelle, l’impatiente, la poète, l’énervée, l’écrivaine, l’angoissée, l’artiste, la triste, la féminine, la masculine aussi. On nous a souvent dit, à nous toutes : “On ne vit pas dans un monde idéal, Aurélie, un jour il faudrait que tu le comprennes !”

Je l’ai compris assez vite en réalité.

Pourtant, cela n’a fait qu’accentuer mon envie de vivre mes rêves pour rendre ce monde plus joli, pour moi et pour les autres. Mais aussi pour honorer ce qu’il a déjà de beau, parce que si l’on ouvre grand les yeux, on voit mille merveilles s’animer, où que l’on soit.

Tout a commencé par cette nuit du 18 janvier 2015 où j’ai pris deux billets d’avion, l’un pour Berlin, l’autre pour Lisbonne. Je venais de décider de ne rien savoir de ce qui allait advenir des six prochains mois. Pour ne pas trop craindre l’inconnu, j’avais choisi de lui donner une courte durée et d’aviser ensuite. Six mois, ça n’était pas le bout du monde.

Intérieurement peut-être savais-je déjà que je partais justement au bout du monde, que je tournais la page d’un univers dans lequel je ne me retrouvais plus et que j’allais à la découverte du mien, celui dans lequel je serais bien. La sage qui est en moi donnait simplement à l’angoissée des petites bouées pour qu’elle n’ait pas trop peur de se jeter à l’eau.

Les précommandes ont été lancées. Cent cinquante achats sont nécessaires pour financer l’impression. Le livre sera envoyé à ses destinataires à partir du 1er mars.

Si vous souhaitez participer, vous trouverez toutes les informations sur le site d’Aurélie : https://www.ordinaryhappypeople.com/le-livre/

3 thoughts on “Aurélie, Ramdam, Ordinary Happy People ou le témoignage d’un changement…”

    1. J’ai fini par trouver… !
      Pas douée avec le net ^^
      Pour info à ceux qui se le demandent : le livre peut être commander avec le même lien pendant 1 an

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