À Gela, en Sicile, nous avons rencontré Rosetta et Agata, deux amies dont les enfants sont partis travailler loin, à Rome pour l’une, à Bristol pour l’autre. Elles nous ont gâté comme il est difficile de l’être plus : 30 km parcourus à la recherche d’eau potable avec Agata, un magnifique repas sicilien fait-maison apporté le soir bouteille de vin compris. Au lendemain matin, c’est petit déjeuné et en-cas qui nous sont apportés au réveil…
Quand nous nous revoyons, elles nous proposent de nous faire des lasagnes, et c’est un plat gigantesque que nous voyons arriver, avec un autre repas de haricots, de la mayonnaise, un poème et mille autres petites attentions.

Elles nous gâtent comme elles aimeraient pouvoir gâter leurs enfants.
Je pense à ma propre maman qui fait de même dès que je rentre à la maison.

Je pense à toutes les mamans du monde qui sont séparées de leurs enfants.

Je pense à cet amour qui peut se partager quand on considère les autres comme des membres de notre propre famille.

Et je suis sûre qu’un petit changement de regard suffirait pour que nous nous considérions tous comme des frères, membres d’une grande et belle famille qui s’appelle l’humanité.

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