Nous sommes en deuil.
Nous sommes en deuil pour les morts de Charlie Hebdo.
Nous sommes en deuil pour la mort des dizaines d’enfants dans une école de Peshawar au Pakistan.
Nous sommes en deuil pour la mort des milliers d’ouvriers ensevelis lors de l’effondrement de leur usine au Bangladesh.
Nous sommes en deuil pour la mort des centaines de milliers de Syriens depuis le début du conflit.
Nous sommes en deuil pour la mort des centaines de milliers de migrants qui quittent tout pour un eldorado imaginaire.
Nous sommes en deuil pour la destruction du Nicaragua bientôt coupé en deux par un canal qui détruira des vies, des villages, un univers entier.
Nous sommes en deuil pour cet ami qui s’est donné la mort sur son lieu de travail.
Nous sommes en deuil pour les esclaves qui perdent leur vie et leur honneur parce qu’”il faut bien manger”.
Nous sommes en deuil pour toute la violence du système, qui semble insurmontable. Et qui fait mal.

Nous sommes en deuil aujourd’hui. Nous ne voulons pas parler. Nous souffrons.
Nous devons prendre le temps d’accepter le deuil, un de plus, avant le prochain.
Et demain, nous nous relèverons pour continuer la route. Cette route où nous agissons, nous participons à la construction d’un monde où l’on sourit, où l’on aime, et où l’on oublie la haine.

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