Vous connaissez la bergerie des Malassis, l’épisode 9 de SideWays, celui où Gilles fait du parcours avec ses chèvres en plein milieu de Bagnolet et où ils traversent tous ensemble des passages piétons ?

Vous souvenez-vous de ses paroles, de tous les messages qui passent à travers son action quotidienne : reprise en main de nos espaces publics, ouverture des imaginaires, vie de quartier et tant d’autres choses encore…

(si vous ne vous souvenez pas ou ne connaissez pas encore, vous pouvez re-regarder l’épisode ici : www.side-ways.net/episode9 )

Et bien l’avenir de la bergerie est en cours d’écriture. Lorsque nous avons revu Gilles en février, les négociations avec la mairie afin d’inscrire une nouvelle bergerie dans le projet de renouvellement du quartier était bien avancé. Il était question d’un bail emphytéotique (d’une durée d’au moins 18 ans) et des moyens financiers afin de construire une nouvelle bergerie aux normes. Nous n’en avons pas parlé alors car rien n’était signé (et c’est toujours le cas). L’accord oral permettait d’avoir un vision d’un planning des travaux, la bergerie devait déménager à la fin de l’année 2018.

(Pour plus d’infos concernant les négociations avec la mairie et les réticences de la bergerie à déménager, vous pouvez lire les textes de Gilles sur le blog de l’asso Sors de terre.)

Hors, il y a quelques jours, Gilles a vu apparaître des bulldozers sur le terrain qui accueille les prés où pâturent les brebis pendant la journée…

Un nouveau rapport de force est donc en train de se créer avec la municipalité. Pour suivre les actualités et soutenir le combat, l’association vient de créer la page facebook : La Bergerie des Malassis

En attendant, voici quelques nouvelles publiées initialement sur Le Parisien.

Ce mercredi matin, Gilles Amar a vu un bulldozer débarquer dans les prés qu’il utilise, sans avoir été prévenu. La municipalité évoque une « erreur de communication ».

« Viens, ils défoncent des arbres et arrachent des clôtures. » Ce mercredi matin, le berger des Malassis à Bagnolet a reçu un inquiétant coup de fil de la part d’un de ses voisins : une fois arrivé dans les prés où il fait paître ses 40 animaux, Gilles Amar a découvert des engins de chantier qui venaient d’abattre plusieurs arbres. « C’est incompréhensible », dénonce-t-il.

Sa bergerie, montée au cœur des Malassis il y a dix ans et qui accueille enfants et habitants, doit déménager pour laisser place à une école, une crèche et un centre de loisirs. Un autre terrain, dans le même quartier, a été trouvé et les élus ont prévu de débourser 360 000 € pour reconstruire la bergerie. Gilles Amar et la municipalité discutent pour définir la convention qui fixera la vie dans ce nouveau lieu. « Une trentaine de réunions depuis trois ans », précise le berger.

Lire la suite de l’article sur Le Parisien

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